Jura | Maison paysanne de Therwil BL (1675)


nº 131
Par son intérieur également, cette grande maison paysanne est d’un aspect seigneurial. Elle conserve toutefois peu de traces de la magnificence qui était la sienne au 17e siècle.


La répartition interne de l’habitation a été en grande partie conservée. On pénètre dans la maison par un couloir qui conduit à la chambre de séjour et à la cuisine. A côté de la cuisine se trouve une seconde chambre. Les chambres de l’étage supérieur sont dotées de parois en planches. La cuisine comporte également un foyer ouvert et une cheminée. A côté de l’évier se trouve l’ouverture du four extérieur. Le sol est recouvert de carreaux de terre cuite d’âges divers.

Le rural a été complété par diverses constructions. La paroi entre l’aire et l’étable relève de l’ancienne construction à poteaux. Il subsiste des traces de remplissage en torchis. A l’arrière du bâtiment se trouvent la porcherie, des réduits et les latrines.



Conserver, mais où?
C’est depuis le milieu des années soixante qu’il a été question de transférer cette maison au Musée suisse de l’habitat rural qui, à l’époque, n’existait pas encore. C’était l’idée de son propriétaire, qui l’habitait et entendait qu’après sa mort ce précieux bâtiment soit conservé dans un musée. Ainsi la «maison Hügin» se maintint dans son état originel au moment où la plupart des vieilles maisons paysannes de Therwil étaient soit démolies soit transformées radicalement. Plus l’environnement se modifiait, plus ce bâtiment ancien éveillait d’intérêt. Des voix s’élevèrent au village pour en réclamer le maintien sur place. Au terme d’un long débat démocratique les électeurs de Therwil se prononcèrent pour son transfert au Ballenberg.

La photographie montre cette maison sur son emplacement d’origine.
Cette grande maison paysanne fut construite en 1675, si l’on en croit la date qui figure au-dessus de l’entrée principale et de la porte de grange. Appartenant à une ferme entourée d’un vaste domaine, elle se trouvait au centre du village de Therwil, à Bâle-Campagne.


On ne sait pas à qui est dû ce magnifique bâtiment. Son constructeur et premier habitant devait disposer de moyens importants: par sa dimension, son mode de construction et son aménagement, cette maison paysanne surclassait les autres bâtiments du village. Comme l’attestent des illustrations des 17e et 18e siècles la plupart des maisons paysannes de Therwil étaient en bois et recouvertes de toits de chaume.

La partie habitable de cette maison polyvalente est en maçonnerie, alors que le rural est une construction à poteaux. La maçonnerie comporte peu de mortier, d’où une impression de force. La façade principale présente de nombreux éléments sculptés en pierre, arcs, linteaux et montants de fenêtre. Stylistiquement, la décoration relève du gothique tardif.

On ne sait pas à qui est dû ce magnifique bâtiment. Son constructeur et premier habitant devait disposer de moyens importants: par sa dimension, son mode de construction et son aménagement cette maison paysanne surclassait les autres bâtiments du village. Comme l'attestent des illustrations des 17e et 18e siècles la plupart des maisons paysannes de Therwil étaient en bois et recouvertes de toits de chaume.

Par son intérieur également, cette grande maison paysanne est d'un aspect seigneurial. Elle conserve toutefois peu de traces de la magnificence qui était la sienne au 17e siècle.

La répartition interne de l'habitation a été en grande partie conservée. On pénètre dans la maison par un couloir qui conduit à la chambre de séjour et à la cuisine. Derrière la cuisine se trouve une seconde chambre. Les chambres de l'étage supérieur sont dotées de parois en planches d'allure ancienne. La cuisine comporte également un foyer ouvert et une cheminée. A côté de l'évier se trouve l'ouverture du four extérieur. Le sol est recouvert de carreaux de terre cuite d'âges divers.

Le rural a été complété par diverses constructions. La paroi entre l'aire et l'étable relève de l'ancienne construction sur poteaux. Il subsiste des traces de remplissage en torchis. A l'arrière du bâtiment se trouvent la porcherie, des réduits et les latrines.